Éditorial : Une poignée de pensées diverses sur la Liberté
Jan Nicolaas Kind – Brésil
Pensée n°1
Je me souviens très bien, au début des années 1950, quand j'étais un enfant de 5 ou 6 ans, comment ma chère mère me prenait la main et la maintenait fermement pour traverser les rues encombrées par la circulation dans le centre d'Amsterdam. C'est le genre de chose que l'on ressent en tant qu'enfant, que votre maman veut prendre soin de vous dans une situation particulièrement dangereuse. J'avais adopté instinctivement cette pression sur la main, mais il y avait une rue spéciale près de la Place Royale et du Parc Dam, nommée Raadhuisstraat (en français la Rue de la Mairie) où, quand nous allions pour la traverser, la pression augmentait au point de devenir pratiquement intolérable. Quelques années plus tard, je devais avoir entre 7 et 8 ans, après avoir demandé de nombreuses fois pourquoi la pression semblait toujours augmenter sur cette rue particulière, elle prit le temps - et elle eu le courage - de me dire pourquoi.